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L’institut français de Kinshasa a abrité samedi 25 mai 2024,  l’atelier et échanges avec les experts de la PROPARCO et de l’AFD organisés par l’Initiative Construire Ensemble (ICE)  sur le programme d’accompagnement, d’amorçage et d’investissement et les offres financières diversifiées de ces institutions en République démocratique du Congo.

Cette rencontre s’est inscrite comme une aubaine de bon augure, surtout une opportunité qui a permis de délier les langues ferventes de jeunes entrepreneurs venus échanger avec les experts français. L’ICE a encore une fois eu une jugeote qu’il fallait. L’amélioration de la relation entre la France et la RDC passe surtout par la jeunesse congolaise qui ose entreprendre, et cherche des financements.

Des visages sereins, sourires impatients, des jeunes qui ont un vécu une expérience d’une demande de financement qui n’a pas aboutie. Ils sont là, tous, discutent avant le lancement de l’activité. Avec la même ferveur, le débat s’annonce chaud. Des langues veulent se délier, voyons voir.

Nathalie, la modératrice,  lance d’un sourire enjoliveur le début de la conférence. D’une voix qui captive, elle emballe la salle à 15 heures 55’ de Kinshasa, dans une salle à 16 degrés de température. Climatisée, bien évidemment.  

Deux panélistes sont à la charpente de discussion. Valérie Lefèvre, responsable de projet à l’Agence Française de Développement (AFD) en République démocratique du Congo dans le secteur de l’éducation de base et de l’enseignement supérieur. Ainsi que Saphir Esmail, expert de la PROPARCO, chargé d’investissement en République démocratique du Congo.

Expliquant la grande mission de la PROPARCO qui est un groupe de l’AFD, Saphir indique que son institution finance le secteur privé, des entreprises ayant déjà une certaine maitrise dans les affaires à travers les incubateurs, les banques et les chambres de commerce. Saphir a étalé à vive voix, l’un des objectifs que la PROPARCO s’est fixé, celui de financer les entrepreneurs congolais. Il a fait savoir dans sa mission, que la PROPARCO est entrain de pousser les banques à donner du crédit aux petites et moyennes entreprises en RDC. Ici, la notion de financement est claire, c’est à partir de 10 millions de dollars que commence le financement de la PROPARCO.

Hélas, cette précision a attisé les murmures de la salle, comme une grande déception. Pour certains qui ont pris la parole, la PROPARCO ne connait pas les réalités des entrepreneurs congolais. Mais, l’intervention d’un expert de la chambre de commerce semble calmer la bronca. Il appelle les jeunes à se faire accompagner pour bien mettre en place leur projet.

En revanche, Valérie Lefèvre, responsable de projet à l’Agence Française de Développement (AFD), maison mère de la PROPARCO amorce son intervention en mettant sous les projecteurs, ce que réalise l’Agence Française de Développement en matière d’éducation en RDC. «  Près de 200 millions de dollars ont été engagés dans des différents projets  d’éducation en RDC par l’AFD », révèle-t-elle.

Avec la microfinance, poursuit-elle, l’AFD travaille avec les gouvernements dans la mise en œuvre de leur politique publique.

Diverses questions ont été posées au cours de ces échanges, notamment sur la politique de la PROPARCO pour la recherche des incubateurs et d’autres structures pour accompagner les entrepreneurs. L’autre préoccupation soulevée  a tourné autour de l’impact de la PROPARCO. Les entrepreneurs veulent le financement mais l’accès à cette demande reste un chemin de la croix.

Parmi les recommandations de la salle, l’on note un programme de renforcement de capacités des entrepreneurs par l’AFD pour créer une relation de confiance et faciliter le processus de financement.

En outre, revoir le mode de financement qui répond à l’écosystème de la République démocratique du Congo.  Renforcer la communication et la sensibilisation sur les opportunités de financement auprès des jeunes entrepreneurs de la RDC et Sud-Kivu en particulier, notamment dans le secteur de la transformation du miel bio. Simplifier les procédures d’accès aux financements et proposer un accompagnement personnalisé aux jeunes entrepreneurs. Envisager des mécanismes de financement plus adaptés aux besoins et capacités des jeunes, tels que des prêts à taux bonifiés ou des subventions. Collaborer avec les structures d’appui locales pour renforcer l’accompagnement technique, managérial et organisationnel des jeunes entrepreneurs. Ainsi qu’octroyer des bourses  et aider à la mobilité régionale, continentale ou internationale de formation en entrepreneuriat aux jeunes congolais pour améliorer leurs activités d’entreprise.

C’est à 18h03’ qu’a pris fin cette conférence avec des débats qui ont continué dans les couloirs.

Cellule de communication ICE