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La ville de Lubumbashi a été le cœur des activités organisées par l’Initiative Construire Ensemble (ICE) en partenariat avec l’Ambassade de France en RDC, dans le cadre de ses activités multidisciplinaires et culturelles à travers la République démocratique du Congo, dans le but de faire rayonner l’espace culturel congolais en changeant le narratif.

Du 25 au 29 juin, les lushois  se sont réunis autour des tables rondes et débats thématiques.   Trois tables rondes prévues ont réuni  des experts dans leurs domaines respectifs. Cerise sur le gâteau, les slameurs  et musiciens de la ville se sont succédé sur scène, offrant des performances en lien avec le sous-thème mentionné.

Le go des activités a été lancé le mardi 25 avec une conférence de presse

Avec quelques soucis logistiques, la conférence a débuté avec un retard d’une heure, avec un vif engouement des journalistes et professionnels des médias qui ont répondus présents à cette conférence. Cette cérémonie d’ouverture a été axée sur l’entrepreneuriat minier et la préservation de la nature, dans le but de susciter l’intérêt des jeunes Africains pour ces secteurs cruciaux.

En effet, le  discours inaugurant le programme de l’initiative a marqué le début des présentations, mettant en avant les objectifs clés de cet événement inaugural. L’engagement de l’initiative « Construire Ensemble » à renforcer les liens entre la France et la République Démocratique du Congo, en encourageant la participation active des jeunes à ce colloque, se distingue par son excellence.

Le coordonnateur délégué de l’ICE, Thierry BAKUA a procédé à la présentation de l’Initiative Construire Ensemble, devant les journalistes curieux de creuser sur la structure. Jenny KONGOLO a présenté les activités qui seront abordées lors de ces rendez-vous disciplinaires. Quant au Directeur de l’Institut Français de Lubumbashi, il a été représenté par son chargé de communication.

Les médias ont répondu massivement à cet événement, démontrant l’intérêt suscité par cette initiative. Après les présentations initiales, une session de questions-réponses a permis aux journalistes présents d’approfondir leur compréhension des enjeux soulevés par cette organisation innovante.

La singularité de cette conférence a reposé  sur la  promotion de  l’entrepreneuriat chez la jeunesse katangaise, en facilitant le dialogue interculturel entre l’Europe et l’Afrique.

Enfin, l’objectif de cette conférence de presse était de présenter les activités de l’initiative « Construire Ensemble » et d’encourager les jeunes impliqués dans divers secteurs d’activité à rejoindre ce réseau en pleine expansion à travers plusieurs provinces. C’est à 12h 45’ qu’a pris fin cette activité dans une ambiance solennelle et de partage.

La promotion culture, parmi les priorités de l’ICE

Dans la salle d’exposition de l’institut Français de Lubumbashi, l’atmosphère était électrique à 17 heures, avec plusieurs élèves, étudiants et les jeunes de plusieurs domaines d’activités venus assister au vernissage de l’œuvre de l’artiste visuel Olivier Fall.

Ce dernier a brillamment exposé l’impact des activités humaines sur la biodiversité au Katanga à travers son art plastique, offrant ainsi une éducation environnementale solide à la population.

Son exposition a captivé un public impatient de poser des questions sur son œuvre et son contexte.

 Au cœur des activités 

C’était à 10h53’ du mercredi 26 juin 2024, sous un climat glacial de la ville de Lubumbashi que la table ronde portant « l’opportunité minière du développement entrepreneurial avec des déférents secteurs d’activité ». Il est ressorti lors des échanges que les conditions de travail sont difficiles dans ce secteur, ne favorisant pas la vie facile à ceux qui s’y intéressent. Au cours de cette table ronde, après échanges, il a été noté comme recommandations :

–        la transparence dans le recrutement des jeunes ;

–        l’amélioration du secteur de la sous-traitance. C’est à 12h36’ que cette activité a pris fin.

Un soir électrique à Lubumbashi

Une salle en liesse, un spectacle inoubliable, une atmosphère ensorcelante, une soirée incroyable à l’institut français de Lubumbashi mercredi 26 juin lors d’un concert de slam, musique organisé par l’ICE dans le cadre de ses rencontres multidisciplinaires. Le but était de créer une ambiance détendue et raffinée.  Les talentueux artistes Lys Claudia, Kaizer Kabuya, Corneille Chabala et Solange Tolongi ont offert une prestation inoubliable qui a inspiré le public à s’engager dans des actions écologiques. Sam Kaya a animé ce concert.

Jeudi 27 juin à l’institut Français de Lubumbashi, la table ronde qui a débuté à 10h a porté sur l’influence du secteur minier sur la littérature au Katanga.

Lors du lancement de cette activité, il a été question d’analyser la relation entretenue par la Gécamines avec la littérature dans cette région minière. Jacky Mpungu, critique littéraire et professeur à l’UNILU, a souligné l’importance de la Gécamines en tant que promotrice de la culture katangaise, contribuant ainsi au développement culturel de la région. 

Au cours de cette table ronde, il a été débattu de la relation entre la Gécamines et la littérature dans cette province minière. La table ronde s’est déroulée avec un grand intérêt et une participation active de tous les intervenants. Les discussions ont été riches et variées, abordant des sujets cruciaux pour notre domaine. Les participants ont exprimé un vif intérêt pour les thèmes traités, soulignant leur pertinence et leur impact potentiel.

Cependant, il est également ressorti des débats un certain nombre d’inquiétudes partagées par les participants. Parmi celles-ci, les points suivants ont été particulièrement notés :

–        le manque des lieux de culture,

–        le paternalisme de la Gécamines

Ainsi, il a été recommandé de :

–        Multiplier les lieux de culture et de lecture. Cette table ronde s’est clôturé à 14h01’. 

La zombification à Lubumbashi

La salle plongée dans l’obscurité, les spectateurs sont captivés par la lumière vacillante de l’écran, absorbés par les images saisissantes qui défilent devant eux. Le film explore avec une précision poignante l’impact dévastateur des activités humaines sur la biodiversité.

On peut sentir un mélange palpable de tristesse, de colère et d’émerveillement dans l’air, tandis que la réalité poignante de la crise écologique se déploie de manière inéluctable devant leurs yeux éblouis et leurs esprits éveillés.

Dernier virage

Lys-Claudia, modératrice du débat thématique a annoncé à 10 heures du samedi 29 juin à l’institut Français de Lubumbashi, l’ouverture de ce panel autour de 

La dernière table ronde qui a eu lieu samedi 29 juin a porté sur « l’exploitation durable des ressources naturelles : un compromis entre le développement économique et conservation de la nature ».

Lors de ces échanges, la problématique sur les conséquences des substances toxiques a été longuement abordée, notamment ses impacts sur la santé humaine et le changement climatique.

Le débat était  à la fois complexe et passionné, englobant des enjeux de santé publique, d’environnement et d’économie. D’un côté, les défenseurs de la santé ont mis  en lumière les dangers potentiels de ces substances, comme les pesticides, les plastiques, et les métaux lourds, sur la santé humaine et l’écosystème.

Ils ont souligné  les études scientifiques qui démontrent des liens entre l’exposition à ces toxines et des maladies graves, telles que le cancer, les troubles neurologiques et les maladies cardiovasculaires. Les défenseurs de cette position plaident pour une réglementation plus stricte, voire l’interdiction de certaines substances jugées particulièrement dangereuses.

Après échanges, il a été proposé des recommandations suivantes :

  • Que l’Initiative Construire Ensemble organise ces mêmes assises dans la localité de Kipuchi et l’Université de Lubumbasahi,
  • Tenir compte du respect du capital humain,
  • Investir dans le secteur sanitaire,
  • Sensibiliser les populations.

La dernière dance

A 17 h, la salle est pleine et silencieuse. Le public est venu assister à la pièce de théâtre, le mangeur de cuivre de Bibiche Tankama, dramaturge et poétesse. C’est le directeur de l’institut Français qui lance le début du spectacle, avec un sourire et une blague qui amuse la salle, s’en suivant d’un éclatement de rire.

Au début du spectacle, une magie envoûtante s’installe. Les lumières s’éteignent, le murmure des spectateurs s’évanouit. Les rideaux se lèvent, révélant une scène atypique, où chaque geste, chaque mot, chaque silence résonne d’une puissance presque inexplicable.  Les acteurs, dans leurs costumes flamboyants, s’animent comme des marionnettes divines, leurs voix s’élèvent, envoûtant l’espace, et  les murs résonnent d’échos passionnés, portant chaque émotion jusqu’aux tréfonds de l’âme.

Le public, captivé, suspend son souffle, ses cœurs battant à l’unisson, électrisés, par les drames et les rires, les espoirs et les peurs, se laissant emporter dans ce tourbillon d’émotions, où la réalité se mêle au rêve, au-delà du temps. C’est l’histoire d’un homme qui a perdu ses jambes après un accident dans une carrière minière. Ce fut un notable, respecté qui doit accepter douloureusement les absences de sa femme, l’impolitesse de ses enfants et la pauvreté car il va se faire duper par un faux prophète, encouragé par son petit frère. 

À la fin, un silence lourd de grâce, puis une ovation, un tonnerre d’applaudissements.  Comme une vague de reconnaissance et de gratitude.  Ainsi, le théâtre s’achève, mais l’ambiance reste, une empreinte électrique dans les cœurs enflammés, Une mémoire précieuse, un souvenir impérissable, de cette soirée où l’art a transcendé l’espace. Et sublimé le public dans une extase éphémère. Ce spectacle qui a clôturé les activités multidisciplinaires de l’ICE en partenariat avec l’Ambassade de France a pris fin à 19h avec un sentiment de fierté et d’inachevé, des adhésions massives au sein de l’ICE.

Cellule de communication ICE