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L’initiative Construire Ensemble (ICE) a organisé vendredi 24 mai 2024 à l’institut français de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC),  un débat thématique axé sur l’emploi, avec deux thèmes au menu des échanges dont l’inégalité salariale entre les genres et les mesures à prendre pour promouvoir l’égalité des chances dans l’emploi, également l’importance de la formation continue pour l’adaptation aux évolutions du marché de travail.

A 15heures 40’, remplie comme un œuf, la salle qui abrite l’évènement est dans le sentiment de l’impatience. Des jeunes, artistes, étudiants, chercheurs d’emploi sont tous excités de pouvoir rencontrer une opportunité de travail comme une lueur d’espoir. Avant cela, quelques jeunes prennent la parole pour répondre à la question du taux de chômage en République démocratique du Congo. Certains sont formels, « aucune statistique n’a été publiée mais trouver le travail c’est comme trouver une fille vierge à Kinshasa », disent-ils. 

D’autres rejettent la faute sur la jeunesse elle-même qui ne s’assume pas, mieux ne prend pas le temps d’acquérir les compétences requises pour créer l’emploi. Des brouhahas, le débat semble être vif mais la conférence n’a pas encore commencé. La salle se remplit d’avance avec le risque de débordement, l’activité peut alors commencer.   

C’est à 16 heures 20’ que la modératrice lance l’ouverture des interventions avec Me. Varlette Mampasi de l’ONEM et monsieur Hervé Temo de l’Equity BCDC comme panélistes. Les deux ont évoqué l’importance de la formation continue pour l’adaptation aux évolutions du marché de travail.

En effet, Me. Varlette Mampasi  a insisté sur l’importance de la préparation, par exemple du CV qui reste selon elle un facteur déterminant pour décrocher un entretien d’embouche. Aux jeunes, « il faut rester dans une dynamique de formation continue », a-t-elle exhorté. Elle ainsi appelé les jeunes à effectuer un bilan professionnel pour connaitre ses forces et faiblesses afin de mieux s’offrir des opportunités. « Commencer à faire un bilan professionnel vous permet de savoir vos points forts et faibles et développer une stratégie pour mieux se vendre », a dit Me Varellette.

Néanmoins, elle a critiqué le système éducatif congolais qui ne favorise pas une meilleure approche pour aborder le marché de l’emploi. Elle a estimé qu’il faudrait revoir ce système.

Quant à monsieur Hervé Temo de l’Equity BCDC,  il a introduit son intervention sur comment aborder le marché de l’emploi. Pour lui, le secteur banquier par exemple exige  des  jeunes  qui ont développé des compétences relationnelles, des personnes proactives et ceux qui sont capables de travailler en équipe. Dans son speech, M. Temo a appelé les jeunes à explorer les secteurs qui ne sont pas encore exploités, à l’instar de l’agriculture, le numérique. Il préconise une reconversion professionnelle avec des formations continues.

Répondant aux questions de la salle, M Témo a plaidé pour un système éducatif qui permet aux enfants de découvrir leur passion, sous la clameur de l’assistance éprise par cette locution.

En outre, le deuxième panel a porté sur l’inégalité salariale entre les genres et les mesures à prendre pour promouvoir l’égalité des chances dans l’emploi avec madame Pascaline Zamunda, DG de la FONHAB et l’honorable Christelle Vuanga comme panélistes.

« Chacun devrait jouer son rôle », c’est par cette phrase que madame Zamunda introduit son intervention en évoquant les facteurs qui favorisent cette inégalité salariale basée sur le genre, sortie d’un système à revoir avec des employeurs qui ne fournissent pas des contrats de travail. Certains qui le font, ne sont pas diaphanes.

La députée Christelle Vuanga a voulu rester dans les normes. Elle a appelé les jeunes à proposer des textes qui peuvent être soumis pour être débattu au parlement. « Il faut évoluer sur les normes si on veut changer les choses. Nous dévons changer  la loi pour contourner ces réalités », a-t-elle déclaré.

Elle insisté sur la sensibilisation qui reste un élément important pour changer les choses.

Pluie de questions, les regards assoiffés par la pertinence des interventions et du débat, la salle est restée éprise et attentionnée jusqu’à ce que la modératrice, obligée de mettre fin à l’activité, prenne la parole en autorisant les questions dans les couloirs. Après ces heures fructueuses d’échanges avec une salle pleinement remplie, les jeunes, sourire aux lèvres, ont profité de l’occasion pour échanger avec les panélistes et   d’adhérer à la vision de l’Initiative Construire Ensemble (ICE). 

Cellule de communication ICE